Jean-Baptiste Maunier fait de nouveau parler de lui !

Jean-Baptiste Maunier fait de nouveau parler de lui !




Après une remarquable prestation dans le film "Les Choristes", Jean-Baptiste Maunier fait de nouveau parler de lui !
En effet, deux projets sont actuellement en cours :

Le Grand Meaulnes (film - en salle début 2006)
Long métrage réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, qui sera tourné entre le 26 Septembre et le 29 Novembre 2005. Jean Baptiste jouera le rôle de François, au coté de Clémence Poésy, Philippe Torreton, etc...
Plus d'infos prochainement !

Le Cri (téléfilm - sur France 2 début 2006)
Ce téléfilm sera composé de 4 épisodes de 90 minutes chacun, Jean-Baptiste jouera dans le 1er.

L'histoire du téléfilm se déroule entre 1900 et 1980, relatant la vie d'une famille d'époque.
Le sujet principal étant la sidérurgie dans l'est de la France.

Jean-Baptiste incarne le rôle de Robert en 1945, qui fait alors ses premiers pas dans le monde du travail en entrant à l'usine.

Voici quelques commentaires de Jean-Baptiste a ce sujet :
"Après Les Choristes, j'ai eu envie de montrer que je ne savais pas que chanter.
Il n'est pas question de briser mon image de chanteur, car c'est quand même grâce au chant choral si j'en suis là aujourd'hui."
"Je veux continuer dans cette voie, dans le cinéma", Explique-t-il.
"Ce qui m'a plu dans le scénario du Cri, c'est l'histoire de ce gamin qui grandit dans le milieu de la sidérurgie.
Par rapport aux Choristes, c'est la même époque mais un tout autre registre pour moi.
Et puis jouer avec des comédiens comme Françis Renaud et Catherine Jacob m'a beaucoup motivé".

# Posté le dimanche 19 février 2006 15:49

Le Grand Meaulnes (avant-première)

Le Grand Meaulnes (avant-première)


Hier soir
avait lieu au Balzac (Paris, 8ème arr.) la toute première projection du film Le Grand Meaulnes, qui doit sortir le 4 octobre 2006.

La versio
n à laquelle nous avons eu droit sortait tout juste du banc de montage et comportait donc logiquement quelques petits soucis de finition (génériques d'introduction ni de fin, post-synchronisation, raccords), mais très peu apparemment d'après nos hôtes. La projection était organisée par Cinétude, qui distribuait à la fin un questionnaire de 3 pages pour tout savoir de notre avis (400 spectateurs quand même, de tout âge).

Après un a
vertissement lourd sur le piratage ("au moindre doute, on arrête la projection" ; bigre, Le Grand Meaulnes ne risquait pourtant pas sur le papier d'être une futur star des réseaux p2p !), la projection put commencer, sous la surveillance bien visible de vigiles à l'affût d'un téléphone portable multimédia ou d'un caméscope (!).

Le cas
ting n'étant pas encore totalement révélé, voici la distribution des rôles principaux :

Augustin
Meaulnes: Nicolas Duvauchelle
Fr
ançois Seurel: Jean-Baptiste Maunier
Yvonne de Galais: Clémence Poésy
M. de
Galais: Jean-Pierre Marielle
M. S
eurel: Philippe Torreton
Valentin
e: Emilie Dequenne

L
e film est réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, dont ce sera la première sortie en salles obscures. Ce n'est néanmoins pas un débutant, sa biographie sur IMDb nous apprend en effet que c'est un véritable spécialiste du téléfilm, et en particulier de l'adaptation télévisée de nouvelles et de romans : Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Rouge et le Noir, Sans Famille, Les Maîtres de l'Orge...

Hier soir,
j'ignorais bien entendu tout de la carrière de Jean-Daniel Verhaeghe, ainsi que le public, et pourtant, unanimement, rompons le suspense... :

LE GRAND MEAULNES
DE VERHAEGUE EST UN TELEFILM.


C'est la c
onclusion logique à laquelle on arrive et qui se trouve totalement confirmée par l'expérience de Verhaeghe. Le Grand Meaulnes que nous avons vu n'a rien à faire au cinéma, et c'est vraisemblablement suicidaire que de risquer une sortie en salles pour que ce qu'on a vu hier soir. La projection-test n'a pas été, je crois, à l'avantage du film (cf. plus loin), et s'il y en d'autres dans le même sens, cela fera peut-être réfléchir les producteurs. Il y a visiblement un problème sérieux quant au public visé.

Sans rentrer dans le dé
bat du pourquoi (pas l'objet de cette note), le téléfilm est très souvent le parent pauvre du film de cinéma (à de rares exceptions près), et ce n'est pas grave ; il en faut pour tous les publics, et tous les budgets. Il n'y a pas de jugement de valeur ici. On peut bien sûr faire un téléfilm (ou un film) de qualité avec peu de moyens. Mais Le Grand Meaulnes est symptomatique du gros de nos téléfilms français par son manque d'envergure :

- médio
crité de la réalisation (impression de travail à la chaîne, mécanique, plans pauvres, sans vie), médiocrité du montage entraînant un manque de rythme et des incohérences, photographie terne (problème flagrant d'étalonnage par instants, néanmoins peut-être dûs au fait que c'était une version de test) ;
-
médiocrité de l'adaptation (exit la finesse des rapports humains du livre de Fournier ; adieu l'émotion);
- médio
crité des costumes et des décors (en dehors des vues sur les paysages, naturels, eux, bien entendu)
- médi
ocrité du jeu de certains acteurs (j'y reviens).

Ce
tte version du Grand Meaulnes est hélas totalement étriquée, sous ses oripeaux de grand film français nostalgique et champêtre à la Gloire de mon Père/Château de ma Mère ; sauf qu'ici, il y a clairement un total manque d'ambition par rapport aux films d'Yves Robert.

Les
fans du livre de Fournier doivent se demander si le roman est respecté. Globalement, oui, en dehors de deux points en particulier : Frantz en bohémien et son compagnon Ganache n'existent pas (ce qui modifie considérablement le rapport entre les personnages de Frantz, Augustin et François), et la fin du roman a été réécrite de manière grotesque. On trouvera bien entendu une myriade de détails différents, mais sans doute pas de quoi crier au scandale.

Néanmo
ins, l'esprit romanesque et sentimental du livre ainsi que la personnalité mystérieuse et aventureuse de Meaulnes ont été sévèrement gommés (Nicolas Duvauchelle, bien que très bon acteur comme on l'a vu sur Une Aventure, ne convient manifestement pas au rôle, rendant Meaulnes plus renfrogné et désinvolte que mystérieux et attachant).

Enfin, je ne peux t
erminer cette note sans évoquer le clou de la soirée : Jean-Baptiste Maunier. N'ayant tourné aucun film pour le cinéma depuis Les Choristes, le jeune acteur est attendu au tournant. Patatras ! Il récite son texte et il sonne faux la plupart du temps. Mais ce n'est rien. Le clou du spectacle intervient 20 minutes avant la fin, quand après une ellipse, François Seurel est devenu instituteur stagiaire. Comme beaucoup d'eau est censée avoir coulé sous les ponts, il faut bien qu'on ait l'impression que Jean-Baptiste Maunier a vieilli ; pas facile avec son visage de superbe adolescent premier de la classe. La maquilleuse n'a rien trouvé de mieux qu'affubler le jeune acteur d'une moustache postiche qui a provoqué un rire général dans la salle, renouvelé quelques dizaines de secondes plus tard lors d'un moment pourtant éminemment dramatique !

Ceux qui voient beaucoup de films au cinéma ne me contrediront pas : avec l'habitude, on peut "sentir" l'atmosphère d'une salle. Je veux bien prendre le pari qu'après l'apparition de Jean-Baptiste Maunier avec cette moustache, le film ne fonctionnait vraiment plus du tout pour la très grande majorité des spectateurs. L'équipe du film se retrouve là avec un problème tellement gros que je ne comprends pas qu'ils aient pu croire un instant sur le tournage que Jean-Baptiste Maunier pouvait incarner un François Seurel "âgé", surtout vieilli d'une manière aussi ridicule.

Même si
j'ai la chance de voir environ une centaine de films par an au cinéma, c'était la première fois que j'assistais à une projection-test (merci Arnaud !), et c'est très instructif ; dans le cas du Grand Meaulnes, cela évitera peut-être un terrible fiasco.

Je ne so
uhaite pas noter une copie de travail et je souhaite à l'équipe du film de parvenir à améliorer grandement ce qu'on a vu, mais certains défauts intrinsèques me paraissent difficilement rattrapables. Verdict le 4 octobre si le film sort finalement en salles.

# Posté le dimanche 19 février 2006 15:36

Le Grand Meaulnes (avant-première)

Hier soir avait lieu au Balzac (Paris, 8ème arr.) la toute première projection du film Le Grand Meaulnes, qui doit sortir le 4 octobre 2006.

La version à laquelle nous avons eu droit sortait tout juste du banc de montage et comportait donc logiquement quelques petits soucis de finition (nériques d'introduction ni de fin, post-synchronisation, raccords), mais très peu apparemment d'aps nos hôtes. La projection était organisée par Cinétude, qui distribuait à la fin un questionnaire de 3 pages pour tout savoir de notre avis (400 spectateurs quand même, de tout âge).

Apr
ès un avertissement lourd sur le piratage ("au moindre doute, on arrête la projection" ; bigre, Le Grand Meaulnes ne risquait pourtant pas sur le papier d'être une futur star des réseaux p2p !), la projection put commencer, sous la surveillance bien visible de vigiles à l'affût d'un téléphone portable multimédia ou d'un caméscope (!).

L
e casting n'étant pas encore totalement révélé, voici la distribution des rôles principaux :

A
ugustin Meaulnes: Nicolas Duvauchelle
Franç
ois Seurel: Jean-Baptiste Maunier
Yvonne de Galais: Clémence Psy
M. de Galais: Jean-Pierre Marielle
M. Seurel: Philippe Torreton
V
alentine: Emilie Dequenne

Le film est réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, dont ce sera la première sortie en salles obscures. Ce n'est néanmoins pas un débutant, sa biographie sur IMDb nous apprend en effet que c'est un ritable spécialiste du téléfilm, et en particulier de l'adaptation télévisée de nouvelles et de romans : Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Rouge et le Noir, Sans Famille, Les Maîtres de l'Orge...

Hi
er soir, j'ignorais bien entendu tout de la carrière de Jean-Daniel Verhaeghe, ainsi que le public, et pourtant, unanimement, rompons le suspense... :

# Posté le dimanche 19 février 2006 15:34

-------------Le Grand Meaulnes-------------

 -------------Le Grand Meaulnes-------------
Jean-Baptiste joue François Seurel, le narrateur de lhistoire du «Grand Meaulnes», ladaptation du célèbre roman dAlain Fournier. Il nous raconte ses souvenirs du tournage.

LE GRAND MEAULNES

JDE : Comment tes-tu retrouvé à tourner ce film ?

JBM : Mon agent a reçu le scénario, je lai lu, mes parents aussi. Puis j’ai voulu rencontrer le réalisateur, Jean-Daniel Verhaeghe. On a beaucoup discu. Jai relu le scenario, mais jétais déjà convaincu. C’est une très jolie histoire damour et d’amitié.


JDE : Comment sest passé le tournage ?

J’ai beaucoup appris. On apprend plus avec des grands acteurs comme Philippe Torreton ou Jean-Pierre Marielle. Ce tournage, ça a été des rencontres. Nicolas Duvauchelle, ça a été très agable de travailler avec lui. Cmence (Poésy) est une fille très douce, très gentille. Il y avait vraiment une bonne ambiance.


JDE : Est-ce que ça a été difficile de te mettre dans ce rôle ?

Au niveau costume, cest un peu le même style dans « les Choristes », donc je nai pas été trop dépaysé. Par contre, mon personnage pleure beaucoup, jai dû apprendre à pleurer, ce nest pas facile.

# Posté le mardi 14 février 2006 12:36

-------------Quand j'avais dix ans-------------

-------------Quand j'avais dix ans-------------
D.R.

JBM : Ca ne remonte pas à si loin. C'était le moment où j'entrais au collège, j'ai commencé la chorale à 11 ans. J'étais très timide, la coupe au bol avec des lunettes, l'élève modèle, mais pas fayot ! J'ai réussi à gommer cette image au fil du temps*. Je n'ai plus peur d'aller voir les gens, je ne suis plus timide. Je pense que c'est parce que je me suis fait des copains à la chorale, plus vieux que moi. Être au contact de personnes plus âgées, même d'un an ou deux, ça aide à grandir.

*NB : marqué par cette époque « coupe au bol et lunettes », Jean-Baptiste a voulu choisir des photos de ses dix ans où l'on ne le voit pas comme ça, il a refusé catégoriquement !

# Posté le mardi 14 février 2006 12:30